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Abandon en formation : comment l’anticiper et le gérer positivement ?

Dans le monde de la formation professionnelle, gérer les abandons est souvent perçu comme la bête noire des organismes. Dès qu’on évoque l’indicateur 12 de Qualiopi, on pense immédiatement à la nécessité de justifier d’une lourde procédure administrative.

Mais et si on choisissait d’aborder la question sous un angle beaucoup plus humain et pédagogique ? S’engager dans un parcours de formation, ce n’est pas finir coûte que coûte au risque de gâcher son temps et son énergie.
Étudiante réfléchissant avec des mots inspirants écrits autour d'elle
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Le podcast Café Qualité : décrypter l'engagement des apprenants

J’ai récemment eu le plaisir d’être invité au micro de Valérie Gonzalez dans son podcast Café Qualité pour échanger sur ce sujet complexe. Ensemble, nous avons décortiqué l’engagement des apprenants et cette notion que nous appelons « l’abandon positif ».

Ce qu'il faut retenir : 3 concepts clés pour réenchanter la qualité

Si vous écoutez en vitesse X2 l’épisode de podcast sur l’abandon en formation (podcast réalisé par OK Solution by Valérie Gonzalez), voici les idées fortes que nous avons soulevées lors de cet épisode :
  • La nuance entre l’abandon et l’arrêt : il y a une différence fondamentale entre un « vrai » abandon, caractérisé par un silence radio total de l’apprenant et un « arrêt » conscient. L’arrêt est une rupture de contrat décidée d’un commun accord après un temps de réflexion, lorsque l’apprenant réalise que la formation ne correspond finalement pas à son projet professionnel.
  • Le casse-tête des financements : si les fonds privés offrent une certaine souplesse (avec des remboursements au prorata), les fonds mutualisés sont beaucoup plus stricts. Si un apprenant abandonne sans justifier d’un cas de force majeure, il perd ses droits et le coût de formation n’est pas versé à 100 % à l’organisme de formation.
  • L’abandon positif (ou la réorientation) : si un·e apprenant·e galère et perd sa motivation, notre rôle n’est pas de le·la forcer à terminer sous prétexte qu’il·elle a signé un contrat. C’est de l’écouter, d’analyser ses difficultés et parfois de l’aider à se réorienter vers une voie plus adaptée à son profil. C’est cela, la véritable posture d’accompagnement.

FAQ : comprendre l'abandon en formation

Vous avez une question qui n’est pas dans la liste ?
L’indicateur 12 du référentiel national qualité (Qualiopi) demande aux organismes de formation de décrire les mesures mises en œuvre pour favoriser l’engagement des bénéficiaires et prévenir les ruptures de parcours.
Pas nécessairement. Une semaine sans connexion sur une plateforme e-learning est un signal faible, mais cela ne constitue pas un abandon définitif. C’est une invitation pour l’équipe pédagogique à relancer l’apprenant·e pour comprendre son manque de disponibilité (surcharge de travail, baisse de motivation) et le·la remobiliser.
  • Fonds mutualisés : pour récupérer vos droits, il faut justifier d’un cas de force majeure au sens de la réglementation (par exemple maladie ou accident). Les conditions exactes dépendent du financeur. L’abandon ne rentre pas dans un cas de force majeure. Notre solution : nous misons sur la transparence. Nous prenons le temps de valider avec vous la pertinence de votre projet avant toute signature, pour être sûrs que vous ne gaspillez pas votre budget.
  • Financement personnel (ou entreprise) : chez bo école, nous privilégions l’humain. En cas d’arrêt décidé d’un commun accord, nos conditions prévoient un ajustement calculé selon le parcours réellement suivi, dans les termes prévus par votre contrat de formation.